La spécialisation des avocats

Vous êtes avocat et vous vous demandez si c’est le moment de « sauter le pas » et de vous spécialiser ? Cette question beaucoup d’avocats se la posent, qu’ils soient « débutants » dans la profession, ou plus tard, dans le cadre du déroulement de leur carrière. Legal & HR Talents s’est intéressé au sujet et vous propose ci-dessous quelques pistes de réflexion pour déterminer si l’obtention d’une mention de spécialisation est l’option la plus adaptée à votre activité.

Faut-il se spécialiser ?

La réponse ne dépend que de vous. Il faut le faire si vous en avez réellement envie, si vous en ressentez le besoin, ou encore si vous pensez que c’est un choix judicieux. Dans le contexte actuel de la profession, c’est fortement conseillé. Il y a un nombre important d’avocats en France, on en comptait 66 958 en janvier 2018, cela veut dire que pour sortir du lot, il faut se démarquer. La spécialisation peut être une solution.

Face à des avocats qui ont les mêmes compétences et qui proposent les mêmes services, il est compliqué pour le client de choisir. Le fait de disposer d’un certificat est une garantie de compétences aux yeux des clients potentiels. La spécialisation devient là une stratégie marketing. Il se peut aussi que la spécialisation vienne naturellement. Le droit se complexifie chaque année un peu plus, et il est compliqué pour les avocats de rester « généralistes ». Être bon en tout c’est rare, on est souvent meilleur dans un domaine.

 

ACTUALITÉS JURIDIQUES l Juriste d’entreprise : une profession en plein essor !

 

Comment se spécialiser ?

On ne s’invente pas « avocat spécialiste en … », Il faut obtenir un certificat de spécialisation pour bénéficier de ce titre. Voici les étapes de l’obtention :

  • Vous devez exercer votre profession depuis 4 ans au minimum ;
  • Vous devez ensuite envoyer un dossier de candidature au Conseil National des Barreaux ;
  • Si votre dossier est validé : vous aurez un entretien de validation auprès du CRFPA ;
  • Si vous obtenez votre spécialisation : vous devrez alors faire une formation en continue de 20 heures par an. Si vous avez validé deux spécialisations votre nombre d’heures de formation par spécialisation sera réduit à 10 heures afin que vous réalisiez 20 heures par an au total (vous pouvez disposer de 2 certificats de spécialisation maximum).

Pour plus d’informations nous vous invitons à consulter directement le site du Conseil National des Barreaux.

 

Quelles spécialisations ?

Il y a 26 mentions de spécialisations :

  • Droit du crédit et de la consommation
  • Droit du dommage corporel
  • Droit de l’environnement
  • Droit des étrangers et de la nationalité
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit de la fiducie
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit des garanties, des sûretés et des mesures d’exécution
  • Droit immobilier
  • Droit international et de l’Union européenne
  • Droit des nouvelles technologies, de l’informatique et de la communication
  • Droit pénal
  • Droit de la propriété intellectuelle
  • Droit public
  • Droit rural
  • Droit de la santé
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit des sociétés
  • Droit du sport
  • Droit des transports
  • Droit du travail

Sans certificat de spécialisation comment se démarquer ?

Vous pouvez pour une raison X ou Y ne pas vouloir vous spécialiser. En effet, certains avocats peuvent craindre de perdre des clients en étant « trop spécialisés ». Les TPE et PME – ayant souvent des budgets limités – ne peuvent pas se permettre d’avoir un avocat pour chaque besoin par exemple. De plus, le besoin de se spécialiser dépend aussi de l’endroit où vous vous situez, le besoin en province n’est pas le même qu’à la capitale. Et même en province, d’une grande ville à une commune plus rurale, les demandes juridiques sont très différentes.

 

ACTUALITÉS JURIDIQUES l Les enjeux digitaux du secteur juridique

Dans tous les cas, vous pouvez quand même mettre en avant vos compétences. Vous pouvez être un avocat généraliste qui maîtrise particulièrement la transmission patrimoniale ou encore l’acquisition de sociétés. La loi ne vous l’interdit pas. L’idée est toujours de vous démarquer. Mettez en avant un domaine d’activités plus qu’une spécialisation. Vous pouvez donc rester « généraliste » et intéresser le plus de clients possibles, tout en tirant votre épingle du jeu aux yeux de certains clients.

Juriste d’entreprise : une profession en plein essor !

Dans le contexte actuel de multiplication et de complexification des normes et des règlementations, les entreprises accordent au droit une dimension de plus en plus stratégique.

Les organisations sont ainsi de plus en plus nombreuses à solliciter les compétences et connaissances des juristes, à créer en interne les postes correspondants et à donner de l’ampleur à leur service juridique.

Le cabinet Legal Talents ne déroge pas à la règle puisqu’Alexia Reynouard a rejoint le groupe Linking Talents, maison-mère de notre cabinet de recrutement, en octobre dernier en tant que juriste. Dans cette interview, Alexia nous donne sa vision du métier et des enjeux de la profession, confrontée notamment à la transformation digitale et aux nouvelles réglementations qui en découlent.

 

1. Pourrais-tu te présenter ? Nous dire quelques mots sur tes fonctions actuelles ?

Mon diplôme de juriste conseil d’entreprise (DJCE), obtenu au sein de la faculté de droit de Montpellier, m’a permis de me spécialiser en droit des affaires. Aujourd’hui, je m’occupe de l’ensemble des problématiques juridiques du groupe Linking Talents relatives au Droit social, au Droit des contrats, au Droit des sociétés, au Droit de la propriété intellectuelle etc.

 

2. Pour toute question ou problématique juridico-légale, les entreprises ont aussi la possibilité d’avoir recours à un prestataire (cabinets juridiques, avocats, consultants, etc.). Pourquoi les sociétés ont aujourd’hui tout intérêt à privilégier le recrutement d’un juriste d’entreprise ?

Tout d’abord, parce que le juriste d’entreprise connait parfaitement les spécificités et fonctionnements inhérents à la société.
En outre, le juriste d’entreprise est souvent plus accessible que les prestataires extérieurs et peut plus facilement répondre aux problématiques juridiques rencontrées par la société.
Enfin, le juriste a pour mission de mettre la société en conformité avec les diverses dispositions légales. Ces dernières sont nombreuses et très évolutives, le droit connait constamment d’importantes réformes que les juristes se doivent d’appliquer (RGPD, CSE, loi Pacte). Avoir un juriste d’entreprise permet de s’assurer que la société respecte l’ensemble des dispositions légales.

 

3. Côté recrutement, les profils de juristes spécialisés en protection des données personnelles semblent être de plus en plus recherchés. Quel est l’impact du RGPD sur ta profession ?

Le règlement général sur la protection des données (RGPD) est entré en vigueur le 25 mai 2018, ce texte a fait énormément de bruit dans la mesure où les données personnelles sont un sujet d’actualité du fait de leur utilisation exponentielle.
Ce règlement a eu un impact sur mes missions puisque dorénavant je dois faire en sorte que la société soit en conformité avec cette nouvelle réglementation : nomination en tant que Déléguée à la Protection des Données (DPO), tenue d’un registre et mise en œuvre de l’ensemble des droits des personnes dont les données sont collectées.

 

4. Aurais-tu quelques conseils pour aider les entreprises à être parfaitement conformes à ce règlement ?

La première chose à faire est de répertorier l’ensemble des données personnelles traitées par la société. Une fois que cet inventaire est fait, il est nécessaire de les mentionner dans un registre qui doit constamment être alimenté.
Il est également nécessaire de permettre aux personnes dont les données sont collectées d’exercer leur droit (droit de retrait, droit de limitation, etc.)
La nomination d’un(e) Délégué(e) à la Protection des Données (DPO) est également une étape essentielle pour être en conformité avec le règlement général sur la protection des données. Parmi les diverses missions du DPO, ce dernier devra sensibiliser les interlocuteurs afin qu’ils aient une meilleure approche du texte. Il est donc chargé de l’identification mais aussi de la coordination de l’ensemble des actions à mener en matière de protection des données à caractère personnel.

ACTUALITÉS JURIDIQUES l Le meilleur du web pour comprendre le RGPD

 

5. Dernière question, puisque le métier de juriste d’entreprise a «le vent en poupe», on peut supposer que de plus en plus d’étudiants en droit vont se diriger vers ce choix de carrière. Aurais-tu quelques conseils à donner aux étudiants et aux juristes juniors pour se démarquer aux yeux des recruteurs en entreprise?

  • Tout d’abord, en période de recherche de stage, ne vous tournez pas exclusivement vers les cabinets d’avocats. Candidatez également en entreprise, même spontanément ! Vous bénéficierez ainsi d’une première expérience professionnelle sur le terrain que vous convoitez. Une expérience qui sera nécessairement appréciée des entreprises susceptibles de recruter.
  • Si vous avez un mémoire de fin d’études à réaliser, choisissez un sujet en lien avec le monde de l’entreprises et tenez-vous informé(e)s des questions juridiques qui concernent les sociétés : certaines spécificités et expertises peuvent rapidement devenir très demandées, notamment à la suite d’une nouvelle réforme. C’est d’ailleurs pour cette raison que les juristes avec une formation en droit du digital et de l’IT sont actuellement très recherchés !

ACTUALITÉS JURIDIQUES | Les enjeux digitaux du secteur juridique

 

  • Dans la continuité, intéressez-vous aux spécificités d’un ou plusieurs secteurs d’activité en particulier. Cette première forme de spécialisation ne fera que renforcer la qualité de vos futurs conseils juridiques et sera rapidement décelée par un recruteur expert du/ des secteur(s) que vous privilégiez.
  • Si vous en avez la possibilité, n’hésitez pas à compléter vos connaissances par une formation en gestion. Les recruteurs, notamment au sein de grands groupes, recherchent fréquemment des juristes d’entreprise ayant également suivi une formation en management. Sur le CV, les parcours complémentaires en école de commerce sont très appréciés, tout comme la maîtrise de l’anglais. Une compétence qui devient même indispensable lorsqu’il s’agit d’intégrer une entreprise à dimension internationale.
Vous êtes à la recherche d’une nouvelle opportunité professionnelle en tant que juriste d’entreprise ?

Consultez les offres d’emploi qui vous sont dédiées en affinant votre recherche sur legaltalents.fr/offre/

Les enjeux digitaux du secteur juridique

Que vous soyez Juriste, Directeur(trice), Salarié(e) ou Associé(e) : vous êtes confronté(e) à l’impact du digital. Le digital concerne tous les secteurs, cela serait une erreur de penser que le secteur juridique est insensible à ces changements.

Dans cet article, Legal Talents vous explique ce que le digital va apporter à la profession.

 

Le Digital pour se rapprocher de ses clients

Le digital est utilisé afin de se rendre plus présent, plus proche et plus disponible pour ses clients. Cela s’applique aussi aux fonctions juridiques. Que vous soyez cabinet d’avocats ou que vous travaillez dans un pôle juridique en entreprise, vous devez gérer des clients (externes ou internes) ; ainsi le digital est un moyen pour vous de répondre à leurs besoins plus rapidement. Les clients ont besoin d’être rassurés, d’être écoutés et conseillés en permanence, une plateforme en ligne avec des chatbots peut être un bon moyen de les rassurer et de leur fournir un premier niveau de réponse / prise en charge de leur problématique.

Le digital vous permet de mieux communiquer avec vos clients. Les clients veulent de la transparence et des informations. Ainsi, avec un site internet étoffé vous pouvez publier des informations relatives à la vie du cabinet, vos prestations, vos partenariats, publier des contenus et des liens vers des sites d’informations et les réseaux sociaux professionnels. Développer votre communication et vous montrer actif sur les plateformes digitales est un moyen de montrer à vos clients que vous êtes présents pour eux, toujours dans le but de les rassurer et de maintenir le lien. La relation clients est le premier enjeu de cette transition digitale.

 

Le Digital pour rendre la gestion plus efficace

Le digital est avant tout un moyen d’avoir une gestion plus efficace de votre pôle juridique. Le digital a tout d’abord commencé par améliorer l’archivage et la sécurisation des documents et donc des données. Plus de documents papier – ou presque – tout est digitalisé afin de faciliter l’accès aux informations. En un simple « clic », vous pouvez retrouver tous vos dossiers, un véritable gain de temps.

Le digital doit faciliter les échanges, tant en interne qu’en externe. L’envoi de documents importants, d’informations en interne, la mise à jour de la base de données, la création d’un dossier, l’accès aux dossiers, le digital va vous permettre de faciliter cette gestion quotidienne et de la rendre plus efficace. L’intégration du digital a pour but de vous faire gagner du temps, de gérer vos dossiers avec autant de précision, de faciliter les échanges d’informations en interne et de sécuriser les pratiques.

 

 

Le Digital pour se consacrer aux tâches juridiques et non plus administratives

Si toutes ou partie des tâches administratives sont automatisées cela va vous permettre de vous concentrer sur les tâches juridiques : votre cœur de métier. Automatiser les tâches à faible valeur ajoutée vous permet d’accorder plus de temps aux tâches à forte valeur ajoutée. C’est un cercle vertueux : avoir plus de temps vous permet de traiter plus de dossiers et donc de satisfaire plus de clients. Cela vous permet d’optimiser la qualité du service rendu et vos résultats financiers, in fine la profitabilité de votre activité.

De plus, le digital vous permet d’avoir accès à des informations fiables et d’anticiper certains risques, ce qui peut s’avérer être une aide précieuse.

 

Le Digital pour acquérir de nouvelles compétences

Les juristes doivent être sensibles à la transition digitale pour mieux comprendre les nouvelles lois tels que le RGPD ou encore la Loi Sapin 2. Les lois s’adaptent au monde qui nous entoure et prennent de plus en plus en compte l’environnement digital.

De plus, l’apparition et le développement des LegalTech montrent une réelle envie de moderniser et de digitaliser le droit. La transition digitale doit vous pousser à acquérir de nouvelles compétences et à faire preuve d’adaptation.

Les 10 points clés de la loi PACTE

Retour sur la Loi PACTE (Plan d’Action pour la Croissance et la Transformation des Entreprises).

Son objectif est « de mieux financer les entreprises et de les rendre plus justes, plus libres et plus innovantes ». Nous en avons résumé pour vous les 10 points-clés :

 

1 – Simplifier les Seuils applicables

Le but est de créer un environnement juridique favorable à la croissance des PME. Pour cela, les entreprises devront avoir dépassé les seuils de 11, 50 ou 250 salariés pendant cinq années consécutives avant de répondre aux obligations sociales et financières qui y sont associées.

 

2 – Supprimer le Forfait social sur l’Intéressement et la Participation

La loi PACTE supprime le forfait social sur l’intéressement pour les entreprises de moins de 250 salariés et sur la participation pour les entreprises de moins de 50 salariés.

 

3 – Repenser la place de l’Entreprise dans la Société

Le Code Civil et le Code du Commerce sont modifiés pour que les enjeux sociaux et environnementaux soient pris en compte dans la stratégie et le développement des activités des entreprises.

 

4 – Créer son Entreprise 100 % en Ligne à moindre coût

Il est maintenant possible de créer son entreprise 100% en ligne, et ce, à moindre coût. Un guichet unique a été créé pour remplacer les sept interlocuteurs existants. De plus, un rapprochement des registres est effectué et le stage de préparation à l’installation devient facultatif.

 

5 – Faciliter le Rebond des entrepreneurs

L’idée est de raccourcir la procédure de liquidation judiciaire et d’en réduire les coûts. Pour les entreprises n’ayant qu’un seul salarié et présentant un CA de 300 000 euros maximum, le délai de la procédure de liquidation ne dépassera pas 6 à 9 mois.

 

6 – Rapprocher la Recherche Publique de l’Entreprise

Le but est de simplifier le parcours des chercheurs qui souhaitent créer ou participer à la vie d’une entreprise. Pour cela, trois solutions : une simplification des autorisations, l’autorisation de conserver une part de l’entreprise, et pour finir : la possibilité de consacrer 50% de son temps à l’entreprise.

 

7 – Faciliter la Transmission d’entreprise

Le dispositif Dutreil pour les transmissions d’entreprises familiales à titre gratuit est rénové. De plus, la transmission aux salariés est encouragée. Le rachat d’entreprise est facilité par la suppression du seuil minimum de salariés dans les contraintes du crédit d’impôt de rachat d’entreprise.

 

8 – Simplifier et assurer la Portabilité des produits d’épargne retraite

La loi veut simplifier les règles qui encadrent l’épargne retraite. La sortie en capital au moment de la retraite devient possible ; et quel que soit le parcours professionnel, un seul produit d’épargne retraite pourra être conservé.

 

9 – Soutenir les PME à l’Export

Un guichet unique apparait en régions et une plateforme numérique de solutions d’accompagnement est accessible pour préparer les PME à l’international.

 

10 – Protéger les Entreprises Stratégiques

La procédure d’autorisation préalable d’investissements étrangers en France (IEF) est renforcée et élargie afin de mieux protéger les secteurs stratégiques.

Le meilleur du Web pour comprendre le RGPD

Le RGPD (ou Règlement Général sur la Protection des Données) a fait les grands titres en 2018. C’est un sujet complexe et des sources d’informations supplémentaires sont toujours les bienvenues.

Ces différentes sources vous permettront de refaire le point sur vos connaissances.

Mais c’est aussi – et surtout – l’occasion d’avoir accès à des formats courts et pédagogiques, utiles en entreprises ou auprès de vos clients à des fins de sensibilisation et d’explications claires.

 

  • Pour ceux qui préfèrent l’efficacité = une vidéo en 3 minutes.

Le journal Le Monde propose de décrypter les conséquences du RGPD pour les utilisateurs et les entreprises en 3 minutes et 5 questions. A visionner ici.

 

  • Pour ceux qui n’ont que 10 minutes.

Cet article se concentre sur les conséquences du RGPD pour les entreprises. Il vous fournira de bonnes bases pour la suite de vos recherches sur le RGPD. A lire ici.

 

  • Pour ceux qui ont plus de 20 minutes disponibles.

Cette étude est plus conséquente que les liens précédents. Elle intègre également les conséquences du RGPD pour les entreprises situées hors UE. A retrouver ici.

 

  • Pour ceux qui veulent rentrer dans les détails = la CNIL

La CNIL a créé un corpus de ressources documentaires. On retrouve ainsi un article présentant les 6 étapes à mettre en place pour être en conformité avec le RGPD ici. Un autre article « Les 4 actions principales à mener pour entamer votre mise en conformité aux règles de protection des données » ici.  Enfin une FAQ de 14 minutes en vidéo ici.  

 

  • Pour ceux qui veulent se (re)plonger dedans = le texte officiel

Voici le texte original et complet du RGPD sous la forme d’un fichier PDF. A télécharger ici

 

e-Réputation & Recrutement : des éléments-clés pour les entreprises

Que vous soyez candidat(e) à la recherche d’un emploi ou une entreprise à la recherche de candidats, cette question vous a forcément traversé l’esprit : l’e-réputation a-t-elle un impact sur le recrutement ?

La réponse est simple : Oui.

C’est pourquoi, que vous soyez candidat(e) ou recruteur, nous vous proposons ici des clés pour mieux gérer votre e-réputation.
Nous traitons ici du volet « Entreprise ».

Car l’e-réputation de l’entreprise est elle aussi très importante en termes d’attractivité puis de fidélisation des ressources humaines.

Les « bons » candidats préparent leur entretien(s) et se documentent.

Le réflexe est aujourd’hui universel : toutes recherches d’informations passent par Internet. Ainsi, il en est de même pour les candidats, qui désireux de se préparer et de faire bonne impression vont aller à la « pêche aux infos ».

Votre site « institutionnel », les articles où vous apparaissez, les réseaux sociaux (LinkedIn, Viadeo, etc.) sont autant de sources pour s’informer sur le nombre de salariés, le parcours professionnel du PDG, les projets en cours, et parfois même les conditions de travail, les autres recrutements en cours, etc.

Ainsi, 89 % des candidats disent s’informer en ligne avant de postuler.

Tant pour l’entreprise que le candidat « l’empreinte digitale de votre interlocuteur a préparé le terrain de votre première rencontre » selon Bruno Fridlansky, dans Maîtriser LinkedIn.

 

 

Les candidats sont attentifs aux avis de vos collaborateurs sur les réseaux sociaux.

L’idée du bonheur au travail est une notion importante dans la recherche d’emploi aujourd’hui. Les candidats « engagés » dans leurs démarches d’emploi vont étudier les classements d’entreprises, les articles-médias évoquant les activités de l’entreprise en dehors du cadre professionnel, ses actions caritatives, sa présence dans des salons, etc. Aujourd’hui, un(e) candidat(e) recherche davantage qu’un poste / contrat / salaire, il/elle est attentif(ve) à la culture de l’entreprise, son engagement sociétal, ses actions environnementales, les prises de positions de ses salariés et de ses dirigeants.

L’e-réputation = déterminante dans le choix de l’entreprise.

Ainsi, une entreprise qui montre une transparence totale – ou presque – , du professionnalisme dans sa communication digitale, un dynamisme sur Internet et un « bon vivre au travail » sera favorisée face à une entreprise qui ne communique pas.

 

En conclusion, une présence en ligne est aujourd’hui incontournable pour les entreprises, et ce, également pour leurs recrutements et une approche optimale de leurs ressources humaines. L’entreprise doit être communicante, transparente, accessible et dynamique sur le Web. Ainsi, si l’entreprise ne communique pas, on ne la trouve pas. L’e-réputation peut attirer des candidats comme elle peut les faire fuir, leur faire se poser des questions ou ne pas vouloir aller plus loin dans un process de recrutement.

 

Notes : Bruno Fridlansky est Directeur associé de la plateforme d’influence collective Social Dynamite et fondateur de Consonaute. Il aide les entreprises à travailler leur stratégie digitale et leur « professional branding ».